L'élite industrielle et politique française semble penser que son pays vit en dehors du reste du monde. Tout comme le nuage de Tchernobyl s'était arrêté à la frontière franco-allemande, la mondialisation numérique ne saurait franchir les barrières intellectuelles françaises. La publication du rapport Zelnik, mené par des « spécialistes » du web et proposant des mesures aussi étranges que décalées de la réalité actuelle est remarquée dans le monde entier. Au delà du ridicule, le rapport Zelnik démontre l'incapacité d'une classe dirigeante tant privée que publique à entrer dans le futur. Le seul problème est que le futur est déjà là, rendant instantanément le rapport obsolète. | source : www.mondaynote.com
Random House donne le ton d'un nouveau front dans la guerre du livre numérique : par voie de courrier, le géant de l'édition américaine notifie que les droits numériques faisaient partie intégrante des contrats d'auteurs et qu'ils ne feront donc pas l'objet d'une négociation d'aucune sorte. Ce tir de barrage direct et sans équivoque à l'attention des agents littéraires est une première dans le déroulement des combats qui opposent les différentes composantes de l'édition au plan international. En usant d'une stratégie unilatérale, féroce et sans autre alternative que la cour de justice, Random House entend défendre les fleurons de ses collections. Mais cette manœuvre belliqueuse aura également pour effet d'affecter le fond de commerce de l'édition : les auteurs. Par ce durcissement autoritaire, Random House met les autres groupes d'édition devant un dilemme : accepter des concessions ou rejeter en bloc la nouvelle donne du business du livre. | source : www.guardian.co.uk
Après le missile de Mike Arrington sur l'information fast food, la volonté de voir émerger un système de recommandation du contenu par la réputation commence à prendre de l'ampleur sans pour autant que l'on sache bien quels seront les paramètres, les cadres et les acteurs d'une telle économie de la réputation. Une chose est certaine cependant, les moteurs de recherche perdent en pertinence à mesure que le volume d'informations sur le Web augmente. Il ne s'agit plus d'archiver ou de traquer la moindre parcelle d'information. IL s'agit de savoir quelle est sa valeur, son origine, sa généalogie, sa chronologie, son contexte. En court billet, toutes les facettes de la complexité du tri et de l'exploitation de l'information sont posés. Mais aucune réponse n'est en vue... | source : rossdawsonblog.com
Ce qui est invisible à l'œil de l'Occidental moyen n'en minimise pas l'influence. Ils sont des millions, fuyant les ravages bien réels des bouleversements climatiques. Les climatosceptiques ont peut être raison de douter de la valeur des déclarations et des mobiles des puissants et des corporations. Il leur faudra néanmoins faire face aux dangers d'une migration massive, non pour manger notre pain comme le voudrais les Bessons et autres Le Pens, mais pour échapper à la destruction irrémédiable de leur environnement. | source : www.actu-environnement.com
Le vieux monde des logiques de pouvoir et du contrôle tentent par tous les moyens d'envahir les outils de relations sociales. L'objectif avoué est de faire aboutir les représentations des sociétés jusque sur le Web, ou plutôt de dissoudre l'immense étendue de l'Internet dans l'univers étriqué du marketing. Ce mirage, vieux d'un siècle s'exerce aussi dans le monde de la recherche, où les scientifiques ont compris depuis un certain temps que faut de pouvoir nourrir le monstre, ce dernier ne les nourrirait pas. On voit donc fleurir des études et des analyses à la fois intéressantes mais complètement gagnées à la cause ancienne. Si les résultats des recherches sont à même de produire une réflexion, on peut se demander comment un échantillon de 300 personnes sur deux pays peut être représentatif des 700 millions de profils estimés à travers plus de cent nations... | source : www.sciencedaily.com
Après la défaite flagrante de la gardienne des intérêts privés de la musique, Christine Albanel est commissionnée pour engluer le débat sur le livre numérique et servir la pitance aux rapaces de l'édition. Cette décision est dénuées de sens à tous les niveaux alors même que le ministère de la culture a déjà chargé une commission de plancher d'urgence sur les questions numériques du livre, que le MOTif a publié deux rapports complets sur la question du livre numérique et du piratage et surtout que les éditeurs se sont enfin mis en action sur le dossier. On notera que la lettre de mission de l'ex-ministre déchue occulte le point principal qui intéressait les éditeurs : la TVA numérique. Après tout ce n'est que justice, les grosses maisons d'édition n'ont que ce qu'elles méritent pour les représenter : une perdante. | source : www.google.com
Directeur du centre de recherches sur les politiques culturelles de Glasgow, Philip Schlesinger s'appuie sur le dispositif institutionnel britannique pour exposer les limites et les problématiques d'une politique culturelle de quel ordre qu'elle soit. Il démontre aussi l'empreinte institutionnelle dans les choix, les stratégies et les décisions des principaux acteurs d'une politique culturelle qu'elle soit d'ordre institutionnelle (politique), commerciale (corporatisme) ou simplement l'émanation d'une stratégie de service public échappant au législateur. Les complexités britanniques assez symétriques dans leurs complexités aux dispositifs français, repris dans d'autres pays européens, éclairent les obstacles qui se dressent dans le cadre d'une ou plusieurs politiques culturelles à l'échelle européenne et les incidences sur la créativité, la production et la rentabilité de ce secteur flou et difficile à définir que les technocrates appellent la « culture ». | source : uc.princeton.edu
Le capitalisme est-il mort ? Quel système peut le remplacer ? Quels principes appliquer pour construire une société nouvelle où la valeur des choses soit fondée sur la confiance et sur des liens lisibles ? En une heure, une table ronde remarquable amenant à plus de réflexions sur la réalité de l'effondrement de la finance mondiale et les pistes pour le futur. | source : fora.tv
Si le protectionnisme agricole est un frein important au développement de certains pays du Sud, il ne saurait être rendu responsable de la crise alimentaire de 2007-2008. Une libéralisation commerciale accrue dans le secteur agricole aurait un effet ambivalent : elle faciliterait le développement de plusieurs pays, mais elle entraînerait aussi une hausse des prix agricoles. | source : www.laviedesidees.fr
Comprendre le protocole de Kyoto c'est aussi comprendre comment pensent les institutions transnationales quand elles ont à faire aux intérêts nationaux, et derrière eux les intérêts des corporations dominantes. C'est ainsi qu'en décortiquant la mécanique plutôt réussie du protocole de Kyoto, on découvre qu'il s'agit pour une faible part de sauver le climat, mais pour une forte part de ne pas trop endommager l'industrie mondiale. On peut se demander dès lors quelle sera la substance et les issues possible de ce sommet de Copenhague où biens des sujets sensibles ne seront abordés que selon des angles aseptisés et vidés de leur urgence réelle. | source : www.journaldelenvironnement.net