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"Tous ces éléments mis ensemble manifestent l’angoisse presque désespérée avec laquelle les acteurs de la Culture en France accueillent la révolution numérique. Son extension progressive à chacun des secteurs concernés a été vécue comme une montée progressive des périls. Elle touche aujourd’hui le dernier bastion, le cœur sacré du temple culturel : le livre et cela n’est pas sans importance pour expliquer la violence des réactions actuelles qui, de l’indifférence et du mépris semblent évoluer maintenant vers la haine."
L'influence s'adapte à la loi du média : d'une stratégie du message standardisé, massif et persuasif à de multiples tactiques d'alliance, réseaux, reprise, réputation, adaptées aux configurations changeantes du nouveau Web.
Nicolas Vanbremeersch fait le point sur la floraison des sites politiques sociaux à la veille des régionales : "Les créateurs de possibles, par son ignorance de la sociabilité, et la Coopol, par sa fermeture, ignorent que l’important est ailleurs. Il est là : sur le web non comme outil d’organisation, mais comme territoire réel, comme lieu de rencontre, de circulation des idées, de partage, de mobilisations de pair à pair, sans gros site qui nous mâche le travail."
Jolie formule : remonter les baklinks avec les outils de cartographies dynamiques du web (wikiopole etc.) "C’est utiliser mon blog, comme navigateur personnel pour circuler dans les réseaux de conversations". Par opposition aux sites de journalistes qui ne pratiquent pas les liens sortants et donc "éteignent les conversations."
Si vous êtes utilisateur de Facebook (et il y a toutes les chances pour que vous le soyez, comme 15 millions de français) alors il y a deux choses que vous devez savoir :
Vous êtes propriétaire de vos données personnelles mais Facebook se réserve le droit de les utiliser à sa guise (cf. les nouvelles CGU : Facebook’s Great Betrayal) ;
Si vous ne modifiez pas les paramètres de confidentialité, vos données personnelles sont maintenant accessibles à tous et indéxées dans Google.
Oui vous avez bien lu : Facebook n’est officiellement plus un réseau social fermé mais une plateforme sociale ouverte où n’importe quel internaute peut parcourir votre profil et les informations qui y sont affichées :
Plus circonspect que Danah Boyd, il analyse plutôt l'effet Buzz de ce nouveau site à la mode - ChatRoulette- en s'appuyant (ce qui fait plaisir) sur Abraham MOLES et son étude des "mythes dynamiques" : "Ils fonctionnent comme “origine et conditionnement de comportements en tant que générateurs d’ autres mythes, plus précis, plus concrets dans un cycle mythogénétique”. .ChatRoulette actualise 2 de ces mythes...
Selon une étude britannique portant sur les capacités à l'écrit de 3000 jeunes entre 9 et 16 ans, il y aurait une forte corrélation entre les enfant qui utilisent la technologie et leur capacité étendue à la maitrise de la lecture et de l’écriture. Dit autrement : “Plus les enfants utilisent des modes de communication différents, plus ils renforcent leur capacités à maitriser l’écrit”... Plus vous pratiquez de modes culturels différents, plus vous maîtrisez l'écrit. Rien de surprenant en fait !
On savait que la population de Facebook vieillissait. Selon une étude de Nielsen sur les usages des seniors - http://blog.nielsen.com/nielsenwire/online_mobile/six-million-more-seniors-using-the-web-than-five-years-ago/ - les Américains de +65 ans sont de plus en plus nombreux en ligne (17,5 millions en 2009 contre 11,3 million en 2004, soit désormais 55 ans de cette classe d'âge) et surfent quelques 58 heures par mois.
La semaine dernière, le suicide de Hope est devenu le deuxième clairement lié au sexting [envoi par téléphone ou mail de photos à caractère sexuel] et à la persécution qui peut s’ensuivre. À la fin de sa cinquième au printemps dernier, Hope a envoyé une photo de ses seins à un garçon pour qui elle avait le béguin et cette image a fait le tour de l’école. «Des tonnes de gens parlent de moi derrière mon dos et je déteste ça parce qu’ils me traitent de pute!» a confié la jeune fille à son journal intime avant de se tuer. Jessie Logan, 18 ans, qui vivait près de Cincinnati, s’est pendue en juillet dernier après que des photos la montrant nue, qu’elle avait envoyées à son petit ami, avaient largement circulé auprès d’adolescents de sa connaissance. Comment expliquer cet enchaînement horrible débouchant sur une tragédie? S’agit-il de brimades ordinaires, mais avec de nouveaux outils, ou d’une sorte de harcèlement très différente? S’agit-il de cas isolés, ou bien le concert de protestations s
Contrairement à une idée communément admise, les jeunes en savent souvent moins que leurs aînés ne l’imaginent. S’il est vrai qu’ils sont plus à l’aise, l’expression « digital natives », souvent traduite par « génération numérique », est trompeuse, voire dangereuse, dans la mesure où elle masque des disparités croissantes. D’où la nécessité d’envisager une formation spécifique à la dimension numérique. Selon la Commission européenne, « la “digital literacy”devient vite une des conditions de la créativité, de l’innovation et de l’esprit d’entreprise. Sans elle, les citoyens ne peuvent ni pleinement participer à la société, ni acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour vivre au xxi e siècle »2.
En France, près de trois personnes sur quatre disposent d’un ordinateur à domicile, deux personnes sur trois disposent d'un accès à l'internet, mais un adulte sur deux "ne se sentirait pas compétent pour utiliser un ordinateur"...
Moteur de recherche, trouve des images similaires sur le Net
A la Web 2.0 Expo 2009, des conférenciers se sont retrouvés en difficulté parce que le public était plus occupé par Twitter que par ce qui se disait sur scène. Dana Boyd a consacré un long billet a cette affaire permettant de comprendre de l’intérieur ce qui a pu se passer.
2009 aura consacré les réseaux sociaux comme de nouveaux médias de masse, et l’arrivée de l’Internet sur soi (et non plus seulement chez soi), tandis que les médias traditionnels restaient sur la défensive.
2010 devrait confirmer l’essor de l’information en mobilité (smart phones, tablette Apple, lecteurs ebook & encre électronique, téléphones Google....), du journalisme en temps réel avec recours à la géolocalisation et à la visualisation de données, mais aussi voir se développer de nombreuses nouvelles petites unités éditoriales. Côté médias classiques, le payant sur le web va être testé une nouvelle fois, sur fond d’alliances plus nombreuses entre anciens frères ennemis. Parions aussi qu’un vif débat autour de l’utilisation des données personnelles va enfin surgir.
Voici une sélection de liens vagabonds pour solder l’année écoulée et tenter de flairer les prochaines tendances :
Derrière la rumeur, un bilan intéressant, car contrasté, du passage de NKM à l'économie numérique.
Comment les enseignants peuvent-ils introduire les réseaux sociaux dans la salle de classe? Pour commencer, les jeunes peuvent parler de ce qu'ils font sur Facebook et cie, présenter les façons dont ils opèrent des connexions entre eux, et partager les vidéos et les logiciels qu'ils ont créés. Une fois la conversation engagée, les enseignants identifient quels étudiants ne participent pas et doivent trouver les façons d'accroître la capacité d'implication de ces étudiants pour les mettre à niveau. Les enseignants peuvent gérer le projet en sélectionnant le contenu et les conversations les plus intéressantes et en les intégrant dans les troncs communs du curriculum. Si un étudiant a créé une entrée sur Wikipedia pour un groupe de musique ou une équipe sportive locale, d'autres pourraient travailler en équipe pour réviser sa contribution ou pour l'incorporer dans un projet plus large sur l'histoire locale.
Comme son titre l'indique
La frontière entre la sphère publique et la sphère privée est flexible et mince. Les gens qui utilisent les médias sociaux n'ont pas encore le réflexe de tenir compte du fait que si leur profil est ouvert, ça devient accessible publiquement. Même avec un petit nombre de contact dans ses réseaux, une "fuite" peut arriver très rapidement. Je constate qu'il y a le besoin fort de l'humain de s'exprimer et de partager ses émotions avec ses proches. Dans ce cas-ci, les deux statuts sur Facebook ont été fait sur la sphère publique parce que les profils étaient libres d'accès. Dans le cas de Mike Pincus, il avait un réseau de 29 amis, alors que Jules Beckman avais un réseau de 318 amis. Ainsi, l'effet viral de l'information et de la rumeur était déjà enclenché. Par la suite, l'information est passée dans l'univers de Twitter et en français. De là est apparue cette explosion de la nouvelle et la création de la rumeur qui est présentée plus haut.
Comment contourner Hadopi ? Le ReadWriteWeb liste les solutions et souligne que la mutation des usages est déjà en cours et qu'elle ne va toujours pas se faire au profit des auteurs et des artistes. Hélas.
l'article revient aussi sur la conférence de Danah BOYD au Web 2.0 : d'accord avec JM SALAUN en commentaires quie stime qu'il y a [peut y avoir] contresens dans sa perception que "Dans le modèle de la distribution de l’attention en réseau, il y a encore une forme de distribution qui ne passe pas directement par les créateurs, mais par d’autres intermédiaires…". retour aussi sur son experience de backchaneling via le mur Twitter public (twitterwall) durant sa conférence : la vidéo ne montre pas grand chose. Le lynchage en ligne par la foule sur Twitter serait baptisé "Tweckle" par Marc Parry...Hubert GUILLAUD appelle très justement à la mise en place d'une sorte de savoir-vivre ou faire dans ce type de rencontre "Il faut mettre en scène la rencontre entre le back et le front channel”
2009 aura donc marqué un tournant dans l'histoire digitale du Vatican, mais le plus dur reste à faire : l'évangélisation du continent digital, tout comme à l'époque des missionnaires, prendra beaucoup de temps. L'Eglise en a conscience et s'engage dans une stratégie de petits pas qui ne fait pas peur à une institution séculaire. Mgr di Falco la résume en quelques mots : "Pour terminer, permettez-moi de citer un écrivain français, Jules Renard : « Quelques gouttes de rosée sur une toile d’araignée, et voilà une rivière de diamants. » Puissent les quelques gouttes de rosées que nous déposons sur l’immense toile internet la transfigurer aux yeux de tous en rivière de diamants"
Production of SEO optimized content is not just a matter of "gaming" Google; It plays to the notion of tweaking the purpose of social media for marketing. In this, Demand is also neutral. Demand's intention is not to trick consumers of corporate social media efforts into believing someone's there to listen to them. Rather, Demand's intent is driven by the social media plan of the corporation that commissions the content.
For newspapers, Demand's edited, optimized content could be beneficial. As newspapers continue to downsize, many will not be able to afford freelancers for the supplemental publications that have been helping some newspapers to stay afloat. If a newspaper receives edited, optimized evergreen content at reasonable cost it will not need to end supplemental publications.
There are three ways - and only three ways - that publishers can make money from their content: 1. Direct purchases, such as subscriptions, copy sales and tickets 2. Advertising 3. Donations, including direct contributions and grant funding Let's break 'em down:
Je vais encore une fois jouer les vieux cons, mais je trouve parfaitement superflue l’agitation actuelle autour de ce qui serait la fin de la vie privée.
Le laboratoire NT2 vient de livrer une intéressante introduction au concept de flux, plut particulièrement dans l'art hypermédias. Mais ceux qui s'intéressent au sujet pourront y puiser bien des références, dans ce flux, concepteur fondateur de la culture web.
Pour Josh Freed, célèbre éditorialiste canadien, c’est la plus importante fracture générationelle depuis des décennies, qu’il résume ainsi : d’un côté, nous avons la “génération des parents“, de l’autre, la “génération des transparents” :
Puisque nous réfléchissons à la société numérique que nous sommes en train de créer, je vous invite à réfléchir à la visibilité. Que pouvez-vous voir que vous ne pouviez pas voir avant ? Quelles réactions cela provoque en vous ? Et qu'allez-vous faire à ce sujet ? Il est peut être temps pour nous de nous colleter à la visibilité et de prendre un moment pour regarder. Prenez un moment pour voir. Et, plus important que tout, prenez un moment pour agir.
(...) Un média connivent, surtout, est un média qui ne parle pas d’en haut, d’un promontoire. C’est un média simple et modeste, qui dit qui il est et d’où il parle. (...)
Intox, mode d'emploi. D'un côté, des individus réactifs et fin connaisseurs du web. De l'autre, des journalistes pressés et mal formés à la vérification en ligne. La vidéo présentée par des médias comme celle de "l'ambassade de France à Haïti pendant le tremblement de terre", capturée à la va-vite sur des plateformes, passe pour un cas d'école.
face à l a catastrophe de Haïti, retour sur leslogiques en co urs sur google et sur twitter qui renvoie à la structuration de l'information Annotated link http://www.diigo.com/bookmark/http%3A%2F%2Faffordance.typepad.com%2Fmon_weblog%2F2010%2F01%2Fgoogle-twitter-haiti-secousses-tremblements.html
La génération des digital natives n'est pas si à l'aise que cela avec l'informatique, explique Jean-Noël Lafargue, qui voit arriver des "étudiants « post-micro-informatique », relativement malhabiles face aux logiciels bureautiques ou de création, auxquels ils ont pourtant eu accès au collège." Cette nouvelle génération, à l'image de celle que pointait du doigt l'étude sur les jeunes off-line et la fracture numérique - http://www.ftu-namur.org/fichiers/Jeunes-fracture-num%C3%A9rique.pdf -publiée récemment par la Fondation Travail et Technologie de Namur, a une connaissance de l'informatique limitée aux outils de pure récréation. Pour Jean-Noël Lafargue : "Les outils cessent d’être des vecteurs d’émancipation lorsqu’on n’en a aucune maîtrise."
L’ubiquité, la toute puissance, l’unité enfin accomplie, la victoire contre les instances parentales, la liberté enfin retrouvée, le contact permanent avec les « bons » objets… Mais Facebook est juste un bac à sable et les châteaux de sable que nous y construisons ne nous appartiennent pas. Tout ce que nous y produisons est tributaire des outils que Facebook nous donne.
Depuis les débuts de la numérisation massive, les industries françaises de contenus - musique, presse, édition, vidéo - regardent passer les innovations en ruminant de l'anti-américanisme primaire et en gémissant sur l'indifférence que les audiences - le peuple, en somme - osent manifester à l'égard de leur offre fade et monotone.
Elles ont contribué au torpillage du réseau français Cyclades qui, en 1978, intéressait énormément les pionniers américains d'internet (1).
Elles n'ont pas vu arriver le CD audio, donc le DVD, preuves palpables que tout est numérisable.
Elles n'ont pas vu arriver l'ADSL.
Elles n'ont pas vu arriver le MP3.
Elles n'ont rien compris à Napster.
Elles n'ont pas vu arriver Google.
Elles n'ont pas vu arriver Youtube.
Elles ne voient pas ce qu'auraient pu leur apporter les lecteurs et tablettes électroniques.
Annotated link http://www.diigo.com/bookmark/http%3A%2F%2Fwww.themediatrend.com%2Fwordpress%2F%3Fp%3D2259
"L’avenir du streaming ne passe manifestement pas par le Web 2.0 mais, au contraire, par la fourniture d’un juke-box logiciel léger, puissant et ergonomique. Apple a déjà montré la voix avec iTunes. Spotify ne fait que confirmer cette tendance de fond. Jonathan Benassaya ne pouvait pas ne pas l’avoir perçu. Mais avait-il seulement les moyens de changer de stratégie ? La réponse est non."
Le premier objectif de cet article est de mieux comprendre les motivations initiales des blogueurs de blogs personnels.Le second est plus fondamentalement d’expliquer la perception globalement positive qu’ont les blogueurs des réactions des internautes. Finalement, l’engouement que cette nouvelle activité suscite fait ressortir quatre types de motivations : témoigner, dévoiler sa personnalité (éventuellement créative), donner son avis, écrire. Ainsi, le succès des blogs extimes tient alors en partie à leur capacité à prendre en charge des besoins d’expression variés dans la population. Mais il tient aussi au caractère jugé « valorisant », « enrichissant » des réactions reçues par les blogueurs à la lecture de leurs billets.
Il eut été plus juste et plus rassurant, touchant au domaine des libertés numériques et de l’usage d’Internet, de commencer par garantir les droits des internautes. Ce n’est pas le parti pris par nos gouvernants…
À l'heure d'Internet, l'erreur des médias est de vouloir préserver leur ancien modèle économique, estime le blogueur Jeff Jarvis. Celui-ci préconise la mise en place d'un nouveau webjournalisme, basé sur la sélection et l'enrichissement de contenus. Un entretien majeur, en français / et qui en éclairera plus d'un sur ce que nous sommes en train de monter /-)
L’actuelle vogue des “jeux sérieux” doit beaucoup à la montée en puissance des ordinateurs et à la perfection des simulations. Du coup, le jeu sérieux quitte l’école pour investir d’autres domaines. L’entreprise, bien sûr, mais aussi la santé, voire l’action militante, car certains de ces jeux ont moins pour ambition d’éduquer sur un sujet que faire passer des idées : c’est ce qu’on appelle les “jeux persuasifs”.
Mais le progrès technologique ne résout toujours pas la difficulté, le paradoxe du “jeu sérieux” : une simulation n’est pas un jeu, comme nous le rappelle Second Life ! Or, la dimension ludique reste nécessaire pour permettre l’immersion : on ne s’investira pas dans la meilleure des simulations si l’on s’y ennuie à mourir.
Avec iTunes, l’AppStore et maintenant sa librairie iBooks, Apple ne fait pas, en ligne, du « partage d’UGC », mais bel et bien de la commercialisation de contenus créés par des professionnels (musique, vidéo, jeux, maintenant livres) ! Et les nouveaux jouets que la firme propose aujourd’hui visent bien à accroître encore ce marché, sans se soucier plus que ça de la mise en ligne des merveilleux contenus produits par les utilisateurs… de ses propres ordinateurs et logiciels de création
" Pour B. Bensaude-Vincent, la technoscience est bien plus que l’avènement d’un nouveau champ pour la connaissance, c’est un véritable changement de régime, qui nous appelle à réévaluer toutes les notions et les distinctions sur lesquelles s’est fondée la découverte scientifique. Mais on peut penser qu’une telle manière de juger de l’histoire des sciences cède trop facilement aux mirages du postmodernisme"...Transhumanisme, nanotechnologies, convergence...
Annotated link http://www.diigo.com/bookmark/http%3A%2F%2Faffordance.typepad.com%2Fmon_weblog%2F2010%2F02%2Fingenieries-de-la-serendipite.html
"Aux Etats-Unis, le nombre de jeunes de 12 à 17 ans tenant un blog a été divisé par deux depuis 2006. Ils préfèrent les mises à jour de statuts sur Facebook, mais ignorent Twitter."
Jean-Michel Salaün revient sur une étude de la Kaiser Family Foundation sur les pratiques des médias des 8-18 ans aux Etats-Unis. Le temps d'exposition aux médias reste toujours élevé (4h29 en moyenne en 2009) au profit de la télé surtout. Télé pour laquelle si la pratique diminue, le visionnage différé augmente.
Comme sur Internet, l'enjeu est désormais de monétiser cette audience.
Annotated link http://www.diigo.com/bookmark/http%3A%2F%2Ftheoriedestendances.com%2F2010%2F02%2F05%2Ftwitter-ou-la-societe-dadoration-mutuelle
"La tablette d'Apple bouleversera-t-elle le monde de l'édition ? L'attention s'est surtout tournée vers les livres et quotidiens. Mais il me semble que ce sont les magazines qui seront les plus transformés par l'interface."
Le principal défi reste cependant de se distinguer dans l’univers bouillonnant des sites d’informations
Ces sites d’information, gratuits et basés sur la publicité, sont toujours sources de pertes pour leurs maisons mères. De nouveaux modèles économiques sont à l’étude, mais les hésitations se font sentir.
Narvic continue sa réflexion sur la mort programmée de la culture participative du Net, du fait de l'arrivée massive de millions d'internautes qui pourraient entrainer sa dilution voire sa maginalisation. Et d'opposer le web 2.0 (modèle d'affaire qui repose sur l'exploitation économique de l'intelligence collective des internautes) à celle que propose Apple avec l'iPhone ou l'iPas : un modèle économique classique fondé sur la distribution centralisée et massives de contenus protégés. La massification de l'internet risque de signifier son "tournant idéologique". Pourrons-nous transmettre la "culture du net" à ces millions de nouveaux entrants ?
"Les journalistes seraient plus inspirés de trouver leur place dans ce nouvel écosystème plutôt que de faire perdre l'argent à la télévision publique à tenter de démontrer avec des ficelles aussi grosses que des gazoducs que le web est dangereux.
Ils devraient la jouer "Journalistes+amateurs" plutôt que "journalistes contre amateurs".
Se battre contre l'effroyable amateur en brandissant le sceau divin de sa carte de presse, ce n'est pas à l'honneur d'une profession qui, au fil du temps, a toujours sur prouver qu'elle était capable de s'adapter au bouleversement permanent du monde et des usages."
Internet une "merveilleuse" méritocratie ? Pas vraiment expliquait danah boyd au dernier Personal Democracy Forum - http://www.danah.org/papers/talks/PDF2009.html -, en montrant comment la répartition des populations américaines sur MySpace et Facebook relève de mécanismes d'exclusion sociale. Facebook s'est peuplé depuis les universités et les grandes écoles au détriment de MySpace qui rapidement été ostracisé, à la manière des quartiers de banlieue. Au final, les 2 espaces s'ignorent totalement. Pour danah boyd, il est clair que l'internet est le reflet de nos sociétés, que c'est un espace public qui appartient d'abord aux classes dominantes. Etre sur un réseau social c'est indiquer à quelle population on s'intéresse et à laquelle on ne s'intéresse pas.
Vous aussi ?! Alors pourquoi ne pas vous renseigner sur l’expert digital ou l’agence avec qui vous allez bosser ?
* Un expert en blog ? Il est où son blog ? Il fonctionne ? Combien de commentaires par articles, combien de lecteurs estimés ? Depuis combien de temps existe-t-il ? A-t-il une véritable ligne rédactionnelle ou est-ce un blog “seo-oriented” ?
* Un expert Twitter ? Combien de followers ? 300 ? Ben dites donc, ça doit être un expert de niche ou alors il se fout de votre g*. Lisez Self-Proclaimed Social Media Gurus on Twitter Multiplying Like Rabbits.
* Un expert en e-notoriété ? Googlisez son nom et analysez les résultats. Sa e-réputation se doit être nickel. Et ça vous permet de tester la longevité du bonhomme. Quoi ? Seulement 3000 résultats ? Il a découvert le web avant-hier ou qu
BBC journalists must keep up with technological change - or leave, the director of BBC Global News Peter Horrocks says
"Toute la City avait tremblé, cet été, après la publication par Morgan Stanley du rapport d'un de ses jeunes stagiaires, Matthew Robson, 15 ans et 7 mois, sur la manière dont les jeunes consomment les médias. Une de ses trouvailles édifiantes - les adolescents n'utilisent pas Twitter - avait fait douter les plus sérieux financiers de la pertinence de ce service."
Une prez synthétique du phénomène Foursquare, social gaming de géolocalisation.
Si la ligne éditoriale d’un site d’infos et les goûts des internautes ne coïncident pas toujours, il y a au moins une chose qui fait l’unanimité. C’est gagné quand l’article véhicule ou suscite une émotion, comme le montre cette étude sur les articles les plus envoyés du New York Times. Et cela reste valable même si l’article parle de cosmologie.
The importance of social media in politics was made clear by Barack Obama's 2008 presidential run. But there is a new frontier of Web 2.0 technologies that politicians and political groups are slowly starting to embrace: the smartphone app. These apps have the potential to reshape how politicians communicate, raise money and get out the vote.
Ce parasitage est pratiqué à grande échelle sur le Web. « Quelques barons possèdent toute l’infrastructure de communication et, en face, une multitude de travailleurs cognitifs freelance sont forcés à la créativité », décrivait le théoricien Matteo Pasquinelli (lire page suivante) lors d’une conférence au festival berlinois Transmediale. Le secteur privé s’engraisse sur le dos de la bête (autrement dit des internautes, blogueurs, indexeurs, vidéastes, musiciens, commentateurs), exploitant sans vergogne la production collective de savoir et « les biens communs » sans rien (ou quasi) en retour.
On parle souvent de la crise de la classe ouvrière comme d’une entité politique. Mais ce qui se passe aujourd’hui sous nos yeux est une crise de la classe moyenne cognitive. Il y a un mot intéressant dans la théorie critique française, qui examine le capitalisme cognitif : « déclassement » - quand une classe sociale est rabaissée, perdant prestige social et économique. En cette décennie du Net, nous faisons l’expérience d’un déclassement massif des travailleurs cognitifs devenus des travailleurs précaires. Le néoféodalisme est aussi cette dépossession des acteurs intermédiaires.
Encore la semaine dernière, cette étude de Pew Internet and American Life Project a beaucoup fait jaser (et gazouiller
elle dit comme Danah BOYD que "socioeconomic status is an important predictor of how people are incorporating the Web into their everyday lives with those from more privileged backgrounds using it in more informed ways for a larger number of activities." (#capitalsocial; via @bodyspacesoc)
A few posts have emerged recently that recapitulate the well-worn arguments of attention scarcity and information overload in the real-time social web. So, here at start of 2010, a new decade, I will try to write a short and sweet counter argument from a cognitive science/anthropology angle.
Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas : l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino de haut vol, j’ai trouvé une possibilité d’évolution dans laquelle j’ai choisi d’investir mon énergie et mon temps : les monnaies libres.
Dans la société de surveillance, rappelle Ganascia, celui qui a le pouvoir, c’est celui qui voit, celui qui est devant l’écran de contrôle. Ceux qui sont devant les caméras ne savent pas quand (ni si) Big Brother les regarde, et préfèrent donc s’auto-censurer plutôt que de risquer de se voir reprocher quoi que ce soit. C’est ainsi que Big Brother parvient à les contrôler, sans même avoir besoin de les regarder.
Au-delà de la tendance des sphères politique et économique à investir cet art du récit, logique communicationnelle pointée du doigt par Christian Salmon dans son désormais célèbre ouvrage, considérons donc le storytelling non comme un art de la conviction (ou de la manipulation) mais plutôt comme la capacité à raconter des histoires, à produire de nouvelles formes de récit en fonction d’un environnement technique et culturel spécifique. En quoi la production de récits évolue-t-elle donc avec les dispositifs de lecture/écriture nouveaux que représentent les médias digitaux ? Quel nouveau storytelling émerge des nouvelles technologies ?
#onlinejournalism students who want tweeted links to go to their Delicious - check out http://packrati.us/ (addresses problem with @tagthis)
On les croyait geek jusqu’au tréfonds de leur mémoire. On les tenait pour des surdoués du clavier. Première génération à avoir grandi avec le numérique, les digital natives (natifs numériques) seraient, dit-on, intuitivement à l’aise avec les nouvelles technologies (ordinateur, téléphone portable, Internet). Un mythe aujourd’hui relativisé par plusieurs études, dont celle réalisée récemment par la fondation Travail et Technologie de Namur (Belgique), qui rapporte que les pratiques des 16-25 ans sont dominées par la communication et la récréation.
"Le grand public est de plus en plus un consommateur passif. La volonté de maîtriser la machine a disparu. On ne fait que l’utiliser ou être utilisé par elle. C’est une évolution sans doute normale. A une époque, toute personne qui avait une automobile se devait d’être un peu mécanicien alors qu’aujourd’hui on va chez le garagiste." Jean-Noël Lafargue : http://www.hyperbate.fr/dernier/
D’après Nielsen Company, un téléspectateur sur sept a regardé la finale du Super Bowl et la cérémonie d’ouverture des JO tout en surfant sur Internet. “Internet est avec nous, et non contre nous”, affirme Leslie Moonves, directeur de CBS, qui a retransmis le Super Bowl et les Grammy Awards cette année. “Les gens veulent vivre en communion.” Pour mettre à profit cet effet “machine à café” virtuelle, NBC a diffusé pour la première fois cette année les Golden Globes en direct dans tout le pays, malgré les décalages de fuseau horaire, et la chaîne compte réitérer l’expérience pour les Emmy Awards