On attendait avec une impatience non dissimulée les enseignements que le gouvernement allait tirer de son élan démocratique qu’inspirait un débat public sur la neutralité du Net. Le rapport circule en haut lieu, il s’intitule, tenez vous bien : « La neutralité de l’Internet. Un atout pour le développement de l’économie numérique ». Regardons ce qui, selon le gouvernement, représente des atouts pour le développement de l’économie numérique.
Avec un titre comme ça, on s’attend forcement à des mesures chocs qui favoriseront l’émergence de nouveaux acteurs, de nouveaux services, avoir un vrai Net exemplaire où tout est fait pour que la France se donne les moyens d’innover. On s’attend à des mesures spectaculaires comme l’Etat qui mettrait 15 milliards d’euros sur la table pour couvrir la France avec un réseau optique gigabit … mon dieu ce que vous êtes naifs ! | source : bluetouff.com
Il vous faudra comprendre que dès le départ, les dizaines de commissions et autres « machins » de normalisation qui rédigèrent les nécessaires spécifications techniques du plus grand chantier collaboratif de tous les temps industriels, consacrèrent dans le dur la manière dont se déploierait le réseau. Dès le départ la bienveillante neutralité politique des grands groupes industriels qui siégèrent dans ces commissions techniques s'assurèrent que leurs bienveillants intérêts financiers soient pris en compte. En toute neutralité, ça va de soi.
Et dès le départ le législateur s'endormit.
Contrairement à tous les autres domaines règlementaires de la vie publique d'une démocratie où la norme est subordonnée à la loi, jamais les normes techniques qui présidèrent à l'élaboration du réseau ne firent, en tant que telles, l'objet de débats publics. Sur internet, la norme écrit la loi, la technique régule. Circulez ! | source : aldebaran.eu.org
Texte fourre-tout, la Loppsi 2 s'intéresse aussi bien à la vidéoprotection qu'à la délinquance des mineurs, à la cybercriminalité, à la sécurité routière, aux opérations funéraires… Se surajoutant à sept lois en une dizaine d'années, elle vient donner de nouvelles prérogatives aux policiers municipaux qui n'en demandaient pas tant. | source : www.localtis.info
Après le parti pirate - http://partipirate.org - qui essaye de lancer plusieurs listes aux régionales, voici venir une liste de chefs d'entreprises issus des nouvelles technologies de l'information en Alsace. C'est en tout cas le but de Geek 10 - http://www.geek10.org -, qui souhaite se lancer dans la course politique pour "sensibiliser les politiques à tout ce qui est économie du numérique". Les questions numériques sont-elles donc insuffisamment comprises par les politiques ? | source : www.mediapart.fr
"Ce qu’il faut, c’est une police efficace. Pas des péages uniques", explique Nicolas Vanbremeersch dans une très belle tribune sur son blog. "Demain, ces péages qui filtrent nos déplacements, ils pourront filtrer d’autres choses. Mais le simple fait de les instaurer suffit à les repousser. Ils sont absurdes, ils sont une négation de notre simple liberté d’aller et venir. Le fantasme du contrôle d’Etat sur les déplacements individuels n’est pas un thème de droite ou de gauche. La liberté est inscrite sur nos frontons républicains." | source : www.meilcour.fr
Couvre-feu pour les mineurs de 13 ans, propagation de la vidéosurveillance, création d'une "réserve civile", renforcement de la répression... Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite Loppsi 2), dont les députés entament l'examen ce mardi, attise les polémiques. Parmi les multiples articles sujets à controverse, la tentative d'un filtrage d'internet. Présenté comme un moyen de lutte contre la pédopornographie, ce projet est attaqué de toutes parts : non seulement inefficace, il est potentiellement contre-productif, et porte les germes de la censure. | source : www.lesnouvellesnews.fr
Ce traité, à côté desquels Hadopi et Loppsi ne sont que de faibles instruments, va permettre, au nom de la protection du copyright (droits d’auteur), de surveiller le contenu (ainsi que la vie personnelle) de chaque individu internaute, et tout ceci sans passer par le contrôle judiciaire qui, on le voit ces derniers temps, essaye lui-aussi tant bien que mal de résister à la perte progressive de toute son indépendance et de tout son pouvoir.
En prétextant la défense de ces fameux droits d’auteurs « bafoués » sur internet, les gouvernements s’apprêtent à faire sauter l’anonymat, la liberté d’expression, la vie privée de chaque individu susceptible de contester, en prenant pour intermédiaire les FAI qui seront les policiers (les milices ?) chargés de faire tampon entre les gouvernements et les citoyens.
Une fois ce traité mis en oeuvre, les gouvernements espèrent bien être en capacité de faire cesser toute contestation, en s’assurant la promotion des informations selon un critère qui de | source : www.legrandsoir.info
Il eut été plus juste et plus rassurant, touchant au domaine des libertés numériques et de l’usage d’Internet, de commencer par garantir les droits des internautes. Ce n’est pas le parti pris par nos gouvernants… | source : www.slate.fr
La loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) va finalement être discutée _en urgence_ à partir du 27 janvier… ou comment s’entêter dans la stratégie de l’échec. Il faut reconnaitre une certaine opiniâtreté à Nicolas Sarkozy… notre président a le don de faire des boulettes, et de les faire vite … c’est un don inné chez lui. LOPPSI dans de telles conditions entérine définitivement l’idée que le Gouvernement déclare la guerre à nos libertés fondamentales. | source : bluetouff.com
Alors que, au moment où nous écrivons, deux décrets d’application de la loi Hadopi ne sont toujours pas publiés (dans l’attente d’un avis de la Cnil qui tarde à venir), les fastueux locaux ont été aménagés et les membres de la Haute autorité ont été nommés.
Mais Hadopi n’est qu’une étape dans la traque des internautes. Depuis quelques mois, le gouvernement prépare une nouvelle offensive contre les libertés numériques dans le cadre du projet de loi Loppsi 2 (« Loi d’Orientation et de Programmation Pour la Sécurité Intérieure »). Des motifs apparemment légitimes peuvent être des prétextes et des précédents redoutables, surtout quand on constate que le projet Loppsi 2 intervient au moment ou l’Union européenne travaille dans la plus grande discrétion à la mise en place d’outils de surveillance du web et est partie prenante dans les négociations secrètes autour du futur Accord commercial anti-contrefaçon qui est soupçonné de vouloir étendre Hadopi à l’international.
Nous nous proposons i | source : www.acrimed.org