Certes, le discours prononcé à Grenoble par Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010, assimilant immigration et délinquance, remettant en cause les conditions d'appartenance à la nation et ouvrant la chasse aux « indésirables », doit beaucoup à des calculs à courte vue, dans un contexte médiatique particulièrement difficile pour le pouvoir, avec le développement incontrôlé d'affaires qui jettent une lumière crue sur la gangrène du capitalisme à la française et de ses relais politiques. Certes, l'État de droit demeure, tout comme les textes fondamentaux qui empêcheront l'application de la plupart des mesures annoncées - ce que le président et son ministre de l'Intérieur savent pertinemment.
Pourtant, on aurait tort d'analyser cette transgression seulement comme une mesquinerie tactique ou une faute morale due à la panique du président et de ses conseillers. Car cette transgression se situe dans une continuité et s'appuie sur des forces à l'œuvre depuis plusieurs décennies déjà, dont il n'est | source : arsindustrialis.org
Depuis les années 1990, et surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis et les États de l’Union européenne ont multiplié les initiatives censées « répondre aux menaces du terrorisme islamiste » : durcissement des législations, renforcement de la coopération antiterroriste internationale, actions ouvertes ou clandestines violant souvent le droit international. Les effets de sidération produits par des attentats spectaculaires et meurtriers ont largement inhibé l’attention critique des citoyens face aux autres menaces que beaucoup de ces initiatives font peser sur les démocraties. C’est de ce constat qu’est né un important livre collectif, Au nom du 11 septembre, coordonné par Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe, qui analyse la centralité de cet « antiterrorisme » dans la nouvelle géopolitique mondiale et son impact sur la vie politique des États démocratiques : opérations militaires, surveillance généralisée, pratiques d’exception et de désinformation... | source : lmsi.net
La fin du nucléaire est en effet programmée dans le pays. L'Allemagne dispose de 17 réacteurs actifs, qui produisent moins de 30 % de l'électricité du pays (contre 75 % pour les 59 réacteurs français). En 2002, le parlement alors à majorité sociale-démocrate, a voté une loi fixant l'arrêt des centrales après 32 ans d'activité. La construction de nouveaux réacteurs est interdite et les derniers réacteurs encore en activité dans le pays devront fermer d'ici 2022. Mais lors de la campagne législative qui l'a reconduite au pouvoir à l'automne 2009, la chancelière Angela Merkel a promis que ce délai serait rallongé. | source : www.lesnouvellesnews.fr
Les dépenses de campagne pour élire les juges au niveau des Etats ont plus que doublé ces dix dernières années, passant de 83 millions de dollars sur la période 1990-1999 à 207 millions de dollars en 2000-2009. Une « explosion » surtout due à de « super donateurs » cherchant à « influencer les tribunaux » soulignent les trois organismes co-auteurs de cette étude, le Brennan Center for Justice, le National Institute of Money in State Politics et le Justice at Stake Campaign. Les donateurs sont généralement des « groupes d’intérêt » comme la Chambre de commerce et ses affiliés, des avocats ou aussi des syndicats, résume le Washington Post, premier à attirer l’attention sur cette étude. Un des exemples récents les plus célèbres est celui de Massey Coal Co, un des plus gros producteurs de charbon aux Etats-Unis, dépensant 3 millions de dollars pour faire élire un juge à la Cour Suprême de Virginie Occidentale qui a ensuite cassé un jugement infligeant une amende de 50 millions de dollars à | source : washington.blogs.liberation.fr
Ces internautes avaient envoyé au préfet des Pyrénées-Atlantiques des mails dans lesquels ils protestaient contrel’expulsion en juillet 2008 d’une famille albanaise.
Dans ces mails, ils faisaient "le rapprochement entre la politique d'expulsions actuelle de sans papiers et la période noire de Vichy", explique Sud Ouest.
Ils viennent donc d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Pau à 1.000 euros d'amende avec sursis pour outrage envers le préfet des Pyrénées-Atlantiques. | source : www.lepost.fr
Il est de plus en plus évident que l’UE apparemment si forte au niveau économique n’est qu’un colosse aux pieds d’argile et, outre son manque de légitimation démocratique connu depuis longtemps, on en voit maintenant le talon d’Achille au point de vue économique, ainsi qu’en rapport avec ces deux points névralgiques que sont avant tout deux autres défauts importants: le manque d’honnêteté et la violation des principes de l’Etat de droit.
Après la Seconde Guerre mondiale, les êtres humains voulaient en Europe en finir pour toujours avec l’ère des guerres effroyables sur le continent. Au lieu de cela, les peuples et les Etats d’Europe devaient pouvoir s’entendre en menant une vie communautaire prospère pour tous. L’UE et ses organisations précédentes ont abusé de cette aspiration fondamentale de l’être humain et l’ont écrite sur leurs drapeaux, bien qu’il se soit agit et s’agisse en fait, dès le début, de tout autre chose. | source : www.horizons-et-debats.ch
La condamnation ne vient pas d'une association antisarkozyste, mais d'une institution nationale on ne peut plus officielle. La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), chargée de veiller au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales en France, s'inquiète tout particulièrement des projets gouvernementaux sur la déchéance de nationalité et du traitement des Roms et des gens du voyage.
Dans un communiqué publié lundi 9 août, la CNCDH se dit ainsi « très préoccupée par la succession de déclarations officielles de caractère discriminatoire à l’encontre des gens du voyage, des Roms, des "Français d’origine étrangère" ou encore des mineurs délinquants et de leurs parents. » | source : www.lesnouvellesnews.fr
Texte fourre-tout, la Loppsi 2 s'intéresse aussi bien à la vidéoprotection qu'à la délinquance des mineurs, à la cybercriminalité, à la sécurité routière, aux opérations funéraires… Se surajoutant à sept lois en une dizaine d'années, elle vient donner de nouvelles prérogatives aux policiers municipaux qui n'en demandaient pas tant. | source : www.localtis.info
La revanche des administrateurs réseaux de la vieille garde, devenus profs de fac et formateurs certifiés de solutions intégrées et fortement propriétaires s'annonce à travers le cloud computing. L'éclatement des hiérarchies et des carcans du logiciel propriétaire laisse un vide qui ne tarde pas à être la cible d'une certaine forme de conservatisme informatique qui cherche depuis longtemps une revanche, une opportunité de reprendre la main et le contrôle. Les robots ne sauraient être indépendants, pas plus que les machines, encore moins les utilisateurs... Cette notion vernaculaire de pouvoir total revient en force. | source : www.framablog.org
Ce qui se joue là ne concerne pas les privilèges d'une caste. Il en va de la liberté d'opinion du public, afin de ne pas remettre aveuglément notre destin entre les mains de ceux qui nous gouvernent. Les pressions s'accumulent, dans une indifférence dangereuse. Contre les journalistes et les citoyens lanceurs d'alerte... Un peu partout dans le monde dit libre, ceux qui ont décidé de parler, de révéler, sont attaqués avec une violence nouvelle.
En France, les spin doctors de l'Elysée ont forgé des "éléments de langage" pour décrédibiliser les enquêteurs de Mediapart. Des attaques en rafales contre leurs opinions supposées. Trotskystes... Et personne pour rappeler l'article 19 de la Déclaration des droits de l'homme : "Le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions." Surtout si elles sont de jeunesse et prescrites. Ou alors, il faudrait nommer un par un les anciens néofascistes qui peuplent le camp du gouvernement. | source : www.lesinrocks.com