L’Union européenne est en train de mourir. Ce n’est ni une mort violente ni une mort tragique mais une longue agonie, si lente que nous pourrions un jour regarder de l’autre côté de l’Atlantique pour nous apercevoir que le projet européen - que nous prenions pour un fait acquis depuis plus d’un demi-siècle - n’est plus.
Le déclin de l’Europe est en partie économique. Un grand nombre de pays européens ont payé un lourd tribut à la crise financière et le niveau d’endettement des Etats et les incertitudes planant sur les banques du continent ont de quoi inquiéter. Ces calamités ne sont pourtant rien comparées à la propagation d’une maladie autrement plus grave : de Londres à Berlin en passant par Varsovie, l’Europe connaît une renationalisation de son paysage politique, chaque pays se raccrochant désormais à sa souveraineté qu’il était auparavant prêt à abandonner à la réalisation d’un rêve collectif. | source : www.presseurop.eu
Quand un Rom viole la loi, c’est mal. Quand l’État viole la loi, c’est la France. Laissez tomber, c’est de l’identité nationale, vous ne pouvez pas comprendre. | source : www.maitre-eolas.fr
Si le management a été le procédé de gestion de l’innovation le plus important du XXe siècle, le sera-t-il aussi pour le XXIe siècle ?
Le management a été une réponse au défi d’organiser le marché rappelle Alan Muray – auteur du récent Guide du management du Wall Street Journal – dans un stimulant édito du WSJ, mais les meilleurs gestionnaires d’entreprises sont devenus les ennemis du libre marché et de la société constate-t-il. “Les entreprises sont des bureaucraties et les gestionnaires des bureaucrates. Leur tendance fondamentale est à l’autoperpétuation. Ils sont, par définition, résistant au changement.” | source : www.internetactu.net
L'effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir pendant quelques mois l'évolution de la crise systémique globale ; mais, comme anticipé dans les GEAB précédents, cette stratégie n'aura servi in fine qu'à entraîner définitivement les Etats dans la crise générée par les institutions financières...
Chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc…) (1). Pourtant, nous ne sommes qu'au tout début de cette phase dont LEAP/E2020 fournira un calendrier anticipatif dans le prochain numéro du GEAB. | source : www.leap2020.eu
Le couple serait même un besoin psychologique absolu. Les psys ont un concept élégant pour définir ce qui manque aux célibataires : l'altérité, ce machin si nécessaire aux enfants (mais seulement l'altérité sexuelle : l'altérité politique, chromatique, sociale, culturelle, on s'en tamponne). Un adulte sans altérité est un lâche, il est fragile, narcissique, il n'ose pas se confronter aux autres, il nourrit le rêve de l'autosuffisance, c'est un immature et sans doute un blaireau. Le couple est le lieu de l'altérité véridique : l'autre est moins autre quand il est un ami, un mentor, un prof, un agent de police ou un parent. L’altérité légitime s'expérimente dans le corps, elle se baise. | source : www.arte.tv
Être Français relève souvent d’un malencontreux hasard. Nombreux sont ceux qui vocifèrent leur “fierté d’être Français”. Vainqueurs bien malgré eux à la loterie de l’existence, ils n’y sont pas pour grand-chose. Un retournement de fortune, une autre destinée aurait pu plonger le plastronnant hexagonal dans la peau d’un inuit, le pagne d’un Papou. Que l’on soit fier d’une œuvre accomplie, d’un acte quel qu’il soit peut sembler normal. Doit-on légitimement se glorifier d’une chose dont on n’est absolument pas responsable ? En tout état de cause, on peut louer la providence d’être ici et pas là, se réjouir d’une situation donnée, mais l’arrogance de l’appartenance nationale… | source : piratages.wordpress.com
Comment passons-nous du contenu roi, moteur des interactions sociales, aux données reines, facile à manipuler et à visualiser. Stimulante revue d'outils montrant comment le passage des contenus aux données ajoute une couche d'intelligence à l'exploitation des contenus. | source : www.fredcavazza.net
Au plus bas dans les sondages, Sarkozy a pris le risque de manipuler un registre symbolique hautement inflammable. Comme plusieurs observateurs, le Times a parfaitement compris la volonté de clivage qui tient lieu de stratégie au camp sarkozyste. Soulever l’indignation de la gauche morale pour se draper ensuite dans le bon sens populaire et la revendication de l’action politique est bien le projet désespéré du président, qui compte que le peuple de droite détestera plus cet adversaire honni que lui-même. Mais il est bien présomptueux celui qui met le feu au champ symbolique en espérant pouvoir contrôler l’incendie. | source : culturevisuelle.org
John Naughton, professeur à l'Open University, explique de manière accessible et sympathique comment comprendre le potentiel d'internet sans se faire de fausses idées. | source : www.framablog.org
Sur i>télé, un type qui se présente comme un « gens du voyage sédentaire mais qui aime voyager. » et qui prie humblement Nicolas Sarkozy de ne pas faire l’amalgame entre les bons « gens du voyage » et les mauvais « gens du voyage » qui envahissent nos villes, ne respectent pas nos lois, violent nos enfants et tutti quanti. Bien sûr,ce n’est pas ainsi qu’il le dit mas l’idée y est. Nicolas Sarkozy d’ailleurs ne dit pas autre chose. Quand, à la sortie du Conseil des ministre, Luc Chatel a déclaré la guerre aux « gens du voyage », il a bien pris soin de préciser que ce serait une guerre totale contre certains « gens du voyage ». Ce restrictif certains permet de gratter le ventre des racistes sans pouvoir stricto sensu être qualifié de raciste. Nicolas Sarkozy nous dira-t-on n’est ni raciste ni xénophobe parce qu’il ne déteste pas tous les étrangers. Il combat certains étrangers, certains gens du voyage, certains musulmans, certains immigrés. Un raciste les combattrait tous. | source : hadyba.wordpress.com